14 août 2010 par Delphine Bauer
Ce matin, les yeux encore embués de fatigue et de sommeil, j’allume la TV. A l’heure du journal, avec mon café et un morceau de brioche, c’est presque devenu un rituel. Pour bien
commencer la journée ? Pas sûr. Inondations en Inde et au Pakistan, 14 millions de réfugiés. Incendies et canicule meurtrière en Russie. Détachement d’un morceau de banquise de deux fois la taille de Paris, symbole du réchauffement climatique. Nadine Morano- et son air pincé légendaire – qui monte au créneau pour s’offusquer de la Une culottée de Marianne (voyou, le président ?). OK. Le monde va mal. La France va mal. J’arrive au bureau. Faits divers. Malheureusement pas que des chiens écrasés, ne s’en offusque B.B. Même la Bourgogne va mal. Purée, mais qu’est-ce qu’ils ont ces journalistes à ne parler que du pire ? Ah, pardon, j’avais oublié que moi aussi j’en étais. Mes dernières contributions : les gens du voyage ségrégés par la République (cf la réunion d’urgence de l’Elysée sur « certains » gens du voyage et Roms tenue fin juillet), les suicides en Bresse bien plus élevés que la moyenne nationale, Arnaud Montebourg qui se plaint de la presque banqueroute du département de Saône-et-Loire. Ah, je constate avec bonheur que j’ai quand même quelque chose de prévu sur les chemins communaux- qui sont de plus en plus nombreux à fermer -, et sur l’immobilier- qui a pris une claque ici, alors que c’est l’un des fleurons de l’économie locale. Bien. Je constate que tout roule finalement. Alors promis, la prochaine fois j’essaierai de trouver un sujet positif. Histoire de faire prendre conscience au reste du monde que tout n’est pas mauvais. Parce que ce que nous, journalistes, faisons, n’est que la micro-partie, émergée, de l’iceberg. Non, non, pas celui qui s’est détaché. Un autre. Celui de l’Information. Et malgré les impressions, elle n’est pas toujours sombre. Peut-être à nous de faire changer sa perception, spécialement en ces temps troublés.
Delphine Bauer
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