Ceux de la Sotnia n°5

25 juillet 2014  |  dans Photos

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Kiev : sur les barricades
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29 janvier - Un homme passe devant les volontaires d'auto-défense de la Sotnia n°5, près de la place Maïdan à Kiev.

Igor, l'assistant du Sotnik montre la devise en latin sur son casque : "le salut du peuple est la loi suprême"

Les volontaires de la Sotnia n°5, avant la marche de la commémoration de la bataille de Krouty.

Stas et sa fronde.

Les volontaires de la Sotnia n°5, pendant la marche de la commémoration de la bataille de Krouty.

Les volontaires de la Sotnia n°5, pendant la marche de la commémoration de la bataille de Krouty.

Igor qui est catholique (rite grec), se découvre et se signe dès qu'il croise un prêtre.

Igor, pendant l'hymne ukrainien, lors de la commémoration de la bataille de Krouty.

Igor et la Stonia fêtent l'anniversaire d'Alex. Igor aura 28 ans deux jours plus tard.

Le soir, à l'auberge, Bogdan, Igor et les autres regardent les informations au chaud.

Le soir, à l'auberge, Bogdan, Igor et les autres regardent les informations au chaud.

Vitali se fait offrir un petit massage par une des volontaires qui aide la Sotnia.

Kosta, de dos, et Vitali l'italien. Né en Italie de parents Ukrainiens, Vitali est venu sur Maïdan dès la fin du mois de novembre 2013 pour aider les manifestants.

Vitali se fait offrir un petit massage par une des volontaires qui aide la Sotnia.
A gauche, Vitali l'italien prend soin de ses chaussures.

Moment de détente à l'auberge. L'alcool est interdit sur Maïdan pour éviter les débordements. Ici, ils s'offrent une petite bière.

Vitali montre son tatouage : Ma patrie l'Ukraine. Comme beaucoup, Vitali est nationaliste et patriote, mais en désaccord avec les "néo-nazis de Pryvi Sektor" (Secteur Droit).

Sacha, biélorusse, a passé 10 ans en prison lorsqu'il était étudiant.

La place Maïdan, le matin.

Tous les matins, Igor va prier dans la tente des catholiques, sur Maïdan. Il dit "je suis d'abord catholique et ensuite Ukrainien"

Une icône, sous la tente commune de la Sotnia.

Alexeï, Yaroslav mineur de fond dans l'est et Sergueï.

Sergueï, biélorusse. Il travaille dans la maintenance, dans une université de Kiev.

Le soir, autour du brasero devant la barricade. Il fait plus chaud devant le feu que dans la tente.

Igor et Vitali l'italien discutent, avant de rentrer à l'auberge se reposer.

Igor se repose un peu au chaud à l'auberge avant de retourner prendre son tour de garde.

Igor discute avec des prêtres catholiques qui viennent de Lviv, comme lui.

A l'auberge, Alex, Stas et Artyom fument des cigarettes en secret dans la cage d'escaliers.

Mikola, ancien prof d'informatique, Artyom et Stas prennent le café le matin à l'auberge.

Alex lit un livre emprunté à la bibliothèque de Maïdan, dans la Maison Ukrainienne, occupée depuis la semaine précédente. Il est étudiant en mécanique, et vient de Dnepropetrovsk, dans l'est de l'Ukraine. Quand il reçoit un coup de fil de sa mère, qui s'enquiert de sa situation, il rigole "Maman, tout va bien, ma chambre donne sur le centre de Kiev, là où 10m2 valent plus que tout notre appartement".

Artur passe un coup de fil à l'auberge, avant d'aller prendre son tour de garde.

Igor, le "sotnik" (chef) de la Sotnia n°5, ici sous la caravane derrière la scène de Maïdan. Il veut montrer ce qui est fait aux "titushkis", ces jeunes payés par le gouvernement pour semer des troubles à Maïdan : l'un d'eux récemment attrapé doit nettoyer les toilettes et couper du bois.

Vladimir est en charge de l'intendance et de la pharmacie pour la Sotnia.

Sergueï, biélorusse, vient de sortir de l'hôpital où son oeil était soigné. Il l'a perdu quelques jours plus tôt lors des affrontements sur la rue Grushevsky.

Un membre de la Sotnia lit un article sur les clashs de la rue Grushevsky.

Vitali dort sous la tente commune. Il travaille dans le bâtiment à Dnipropetrovsk, dans l'est. Avant, il retournait quelques jours chez lui pour travailler, mais il craint désormais de prendre le train et de rencontrer des agresseurs payés par le gouvernement.

19 février, la police encercle Maïdan après des heurts le 18 devant le Parlement.

20 février, l'assaut est donné sur la police qui encercle Maïdan.

Igor inspecte le fusil de chasse récupéré par le sotnik, Sacha essaie de le cacher.

Igor inspecte le fusil de chasse récupéré par le sotnik.

Des hommes chargent un pistolet, lors de l'assaut sur la police.

20 février : l'assaut est donné sur la police qui encercle Maïdan.

Le long de la rue Institutska, un blessé est conduit vers un poste médical.

En haut de la rue Institutska, juste après l'assaut, je retrouve Vitali qui se repose.

Artur se repose après être monté à l'assaut du haut de la rue Institutska et du palais d'Octobre.

Vitali regarde au delà de la barricade en train d'être reconstruite. Plus tard, il me raconte : "je suis monté à l'assaut avec les autres, sur le coup, on marche à l'adrénaline. C'est après que j'ai réalisé, les morts, les snipers, les blessés...."

Igor prend un café dans une boutique qu'ils ont ouvert la veille pour s'y reposer. Le propriétaire de l'auberge l'a fermée : "c'est la guerre maintenant."

Sacha passe un coup de téléphone dans la boutique ouverte la veille.

Vitali l'italien réajuste son bandage. Il a été blessé deux jours auparavant.

Maryna serre Igor, épuisé. Ils ont commencé à sortir ensemble quelques semaines auparavant.

Igor se repose dans les bras de Maryna, maintenant volontaire d'une infirmerie voisine.

La sotnia n°5 prépare des cocktails molotovs au cas où.

Vitali l'Italien montre les hachettes et couteaux achetés le jour même, pour se défendre d'un nouvel assaut.

Vitali l'italien me montre une balle qu'il jure avoir trouvée dans une des rues reprises aux policiers et Berkouts.

Vendredi 21 février, la place commence à être nettoyée.

Samedi 22 février. Alors que les votes s'enchaînent au parlement, Vitali débouche une bouteille de vodka, exceptionnellement. Le président Ianoukovitch est parti depuis la veille au soir, sa destitution officielle vient d'être votée.

Je suis arrivée place Maïdan à la fin du mois de janvier, les affrontements rue Grushevsky, quelques centaines de mètres plus loin, étaient finis et un cessez-le-feu venait d’être entamé. Pendant les tractations politiques, par -20°C, les manifestants tenaient leurs barricades, la vie se réorganisait.
Depuis mon auberge de jeunesse au 7e étage qui donnait sur la place, j’entendais le soir les orateurs au micro et toutes les heures, l’hymne ukrainien qui résonnait dans la nuit.
C’est dans cette auberge que j’ai rencontré ceux de la Sotnia n°5, un groupe d’autodéfense de Maïdan, formé de volontaires de tous horizons. Un généreux et non moins mystérieux donateur leur avait payé des nuits dans les dortoirs de l’auberge. Cela faisait une dizaine de jours qu’ils dormaient là.
D’abord j’ai parlé à Maryna autour d’un café, puis elle m’a présenté Mikola, le prof d’informatique, Igor, avocat et assistant du Sotnik (chef de la section), Vitali, le marrant de la bande, Sacha, biélorusse qui avait fait 10 ans de prison, et tous les autres…
Leur barricade était petite, à l’angle du conservatoire de musique, il y avait peu de passage. Dans leur grande tente commune, ils tuaient le temps comme ils pouvaient, dans l’attente d’une impossible résolution de la crise. Ils me disaient « On restera là jusqu’à la fin, jusqu’à ce qu’on gagne la révolution. On n’a plus le choix. » Et ils attendaient dans le froid glacial.

Février – le 18, les groupes d’autodéfense manifestent devant le parlement. La manifestation tourne à l’affrontement et la police reprend du terrain : les rues Grushevsky et Institutska et une partie de Maïdan. De Paris, je suis les informations en continu. Est-ce la fin de Maïdan ? Que deviennent ceux de la Sotnia n°5 ?
Je suis de nouveau sur Maïdan le lendemain soir. Le propriétaire de l’auberge leur en a interdit l’accès, il y a eu des problèmes de sécurité. On passe la soirée les lumières éteintes, les rumeurs courent, des snipers seraient sur les toits tout autour de la place. Invérifiable.
Après une nouvelle nuit d’incertitude, le jeudi matin, les manifestants lancent l’assaut contre la police.
Dans le chaos sur la place, alors que les manifestants tombent sous les tirs des snipers, j’essaie de retrouver ceux de la Sotnia n°5.